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Paul Éluard (1895-1952)

Il participa activement à la mutation du dadaïsme en surréalisme. Ses recueils majeurs (Mourir de ne pas mourir, Capitale de la douleur) sont autant de contributions fondamentales à la nouvelle esthétique. Poète d'images, il privilégia toujours la vue : « la vue est patrie parfaite ». Son amour pour la peinture fit de lui un collectionneur averti et un auteur de textes inspirés par les peintres (notamment Picasso à partir de 1935) et leurs œuvres. Il réalisa de nombreux ouvrages avec des artistes, reconnus ou pas.

Pendant la guerre, Zervos devint l'un de ses éditeurs, publiant Le Livre ouvert (octobre 1940) et Le Livre ouvert II (janvier 1942), recueil dédié à Picasso, « ami sublime ». Paul et Nusch Éluard vinrent à Vézelay en septembre 41 et y séjournèrent du 15 janvier au 15 mars 42, tantôt chez les Zervos, tantôt à l'Hôtel du Cheval blanc. Selon une légende propagée par les Zervos eux-mêmes, le poème « Une seule pensée » (publié en juin 42 par Max-Pol Fouchet dans sa revue Fontaine, à Alger), devenu « Liberté », aurait été écrit à Vézelay. L'engagement du poète dans la Résistance conduisit les Zervos à faire de même. Le premier acte fut la publication par Zervos (sans nom d'éditeur ni achevé d'imprimer) de La Dernière nuit, suite de sept poèmes de résistance d'Éluard tirée à 65 exemplaires sous un frontispice dessiné et gravé par Henri Laurens. Ensuite, les Zervos cachèrent le couple Éluard dans leur hôtel particulier de la rue du Bac à Paris.

En octobre 1946, après la mort de Nusch, Zervos publia Le Temps déborde, hommage du poète à sa compagne illustré de photographies de Dora Maar et de Man Ray. Devenu stalinien, Éluard s'éloigna ensuite du cercle des Zervos.

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