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Max-Pol Fouchet (1913-1980)

Né un 1er mai place de la République, Max-Pol Fouchet fut baptisé de manière laïque avec une goutte de calvados, sur un bateau de son père, entre la France de la Révolution de 89 et l'Angleterre des Droits de l'homme. Il essaya d'incarner ces valeurs symboliques dans sa vie et dans son œuvre.

D'origine normande, il arriva en 1923 à Alger où son père mourut des suites de la Grande Guerre. En 1930, il fonda la Fédération des Jeunesses Socialistes d'Algérie, se lia avec Camus, mais leur amitié ne résista pas à la rivalité amoureuse. Il publia ses premiers poèmes et fonda, en 39, Fontaine qui deviendra « la revue de la résistance en pleine lumière ». Il y publia Aragon, Clancier, Daumal, Éluard, Jouve, etc. À la Libération, il vint à Paris poursuivre l'aventure éditoriale, mais dut renoncer fin 47. Il explora ensuite diverses voies : enseignement à l'étranger, archéologie au Mexique (Terres indiennes, 1956), en Inde (L'Art amoureux des Indes, 1957), en Nubie (Nubie, splendeur sauvée, 1965), ethnologie en Afrique noire (Les Peuples nus, 1953), critique littéraire (Les Appels, 1967), critique et histoire de l'art (Bissière, 1956 ; Lire Rembrandt, 1970), qui conduisent à des livres divers ayant tous le même fil conducteur : l'homme. Sa participation à Lectures pour tous, sa série télévisée Terre des arts montrent ses qualités éminentes de « passeur » et firent de lui une figure extrêmement populaire. Très engagé en mai 68, il dut quitter la télévision et se replier sur la radio (Journal musical d'un écrivain sur RTL).

À Vézelay, les vieux murs épais de la maison m'écoutent sans que je parle, et j'entends leur parole de silence.

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Je me souviens d'un jour où Vézelay était entouré d'une brume qui n'atteignait pas le sommet de la butte, si bien que la colline sacrée était semblable à une île.

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En 1957, après un accident de piste au Cameroun, il passa sa convalescence à Vézelay, chez son amie Marie-Madeleine Gautier, connue à Alger, et y acheta une vieille et solide maison. Il y vint de plus en plus fréquemment au fil des ans, pour y travailler, loin du tohu-bohu médiatique, sans négliger de participer à la vie municipale. Il y écrivit les nouvelles composant Les Évidences secrètes (1972), son unique roman, La Rencontre de Santa Cruz (1976) et ses deux derniers ouvrages (La Relevée des herbes et Histoires pour dire autre chose, 1980). Certaines nouvelles, comme « La Beauté du Monde » dans Les Évidences secrètes, ont Vézelay pour cadre. À Vézelay, il était Hamlet à Elseneur (citation). Il avait soigneusement choisi l'emplacement de sa tombe au cimetière ; sa compagne Marguerite en fit la plus fleurie.

Voir la video sur l'exposition proposée a l'occasion du  30eme annivarsaire de sa disparition.

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