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Maurice Clavel (1920-1979)

Normalien, résistant, Maurice Clavel participa à la libération de Chartres et y accueillit le général de Gaulle. Après la guerre, il écrivit des scénarios pour le cinéma et des pièces de théâtre mises en scène par Vilar (Terrasse de midi en 47 en Avignon) qui le nomma secrétaire général du TNP. En 1955, faute de succès, il abandonna le théâtre, devint journaliste à Combat et prit un poste d'enseignant. Il retrouva la foi catholique de son enfance en 65 et s'éloigna de de Gaulle lors de l'affaire Ben Barka. Il entra alors au Nouvel Observateur où il dénonça violemment la déliquescence du pouvoir gaulliste. Mai 68 radicalisa ses positions : les « événements » sont pour lui le « soulèvement de la vie ». Il fréquenta les milieux maoïstes, fonda avec Sartre l'agence de presse Libération puis, en 73, le quotidien du même nom. En décembre 71, il quitta le plateau de l'émission À armes égales en lançant son fameux : « Messieurs les censeurs, bonsoir ! ». Il obtint le Prix Médicis en 72 pour son roman Le Tiers des étoiles.

Il est alors une figure majeure de la contestation, du gauchisme ; majeure, mais contradictoire (ambiguë pour certains), puisqu'il soutient par ailleurs les juifs face aux Palestiniens et condamne, avec le Pape Jean Paul II qu'il admire, l'avortement et la « révolution sexuelle ». Il sait très bien utiliser les médias au profit de ses idées et des causes qu'il défend.

Séduit par Vézelay en 72, il y chercha une maison, mais ne s'installa à Asquins, avec sa famille, qu'à l'automne 75. Son arrivée à Asquins coïncidait avec son éloignement du gauchisme, l'approfondissement de sa foi et son retour à Kant. Il y écrivit Dieu est dieu, nom de Dieu ! (1976), livre qui suscita des réactions soit d'enthousiasme soit de rejet haineux. Son ancien élève Bernard Henri-Lévy lui fit connaître Guy Lardreau et Christian Jambet (alors professeurs de philosophie à Auxerre) qui venaient de publier L'Ange. Clavel soutint le livre avec une petite communauté de jeunes philosophes qui, peu à peu, formèrent le groupe des Nouveaux philosophes. Plusieurs de leurs réunions eurent lieu à Asquins. Lors de l'émission La Part de vérité (TF1, 7 juillet 77), Clavel résuma ses objectifs : « Hâter le soulèvement de la vie et libérer la liberté ». Abattu par une crise cardiaque en plein travail, il est enterré à Vézelay où une formule de saint Luc orne sa tombe : « Je te remercie, ô Père, d'avoir caché ces choses aux docteurs et aux sages et de les avoir révélées aux humbles et aux petits. »

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