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Jules Roy (1907-2000)

Sans Vézelay, le monde perdrait une lumière, l'Europe un de ses hauts lieux, et nous, petit peuple de Dieu ?

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Touché par un miracle que j'appellerai naturel, j'éprouve ce que, depuis le Moyen Âge, des millions de pèlerins ont ressenti devant Marie-Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, créature charnelle et vivante proie de l'amour, qui versa sur les pieds du Christ son fameux parfum dont les pignoufs d'alors lui reprochèrent le prix.

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Jules Roy aimait se présenter comme un « rebelle », un « barbare » ; il mit un point d'honneur à rester fidèle à cette image de lui. Fils naturel né en Algérie - en pleine Mitidja -, il était profondément attaché à sa terre natale. À Alger, il fit les rencontres déterminantes de Camus et d'Amrouche. Maurassien, il embrasse la carrière militaire et devient aviateur. Il croise Saint-Exupéry dans le sud algérien en 42 et décide aussitôt de rejoindre Londres et de devenir aviateur-écrivain. Il participe aux bombardements de la Ruhr, épisode qu'il raconte dans La Vallée heureuse (1946, Prix Renaudot). En 1953, en désaccord avec les méthodes utilisées en Indochine, il démissionne de l'armée. Devant désormais vivre de sa plume, il devient journaliste (à France Observateur devenu Le Nouvel Observateur) et publie des œuvres diverses : pièces (Le Fleuve rouge, 1957), récits (L'Amour fauve, 1971), romans (Les Chevaux du soleil sur son enfance algérienne, 1967-1975), biographies (Guynemer, l'ange de la mort, 1986), essais (Passion et mort de Saint-Exupéry), poèmes.

Après avoir longtemps tourné autour de Vézelay, il s'installa en 1978 dans la grande maison du Clos du couvent. Il eut juste le temps de s'y lier avec Max-Pol Fouchet qu'il n'avait pas connu à Alger. Vézelay devint pour lui une passion qu'il exprima de façon lyrique dans son Journal, ses Mémoires barbares (1989), dans Rostropovitch, Gainsbourg et Dieu (1991) ainsi que dans deux ouvrages spécifiques : Vézelay ou l'amour fou (1990) et Vézelay : Guide sentimental (1995). Il rendait à Marie-Madeleine un véritable culte, l'appelait Mademoiselle et lui adressa une Prière sous forme de poème (1984).

Sa femme Tatiana, d'origine russe, est l'auteure de poèmes (Pour attendre l'éternité, 1972) et de récits (L'Âne sur la colline, 2002).

Voilà trente ans que je suis (à ma manière) un pèlerin de Vézelay. Ce que j'y cherche n'est pas précisément de l'ordre de la prière bien que tout soit offrande dans l'accord du monde et des hommes.

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Le couple reçut de nombreux visiteurs, dont François Mitterrand, amoureux de Vézelay comme de plusieurs hauts-lieux bourguignons : Solutré, Bibracte. (citation)

Le Conseil Général de l'Yonne, ayant acquis le Clos du couvent, en a fait un lieu de mémoire et de résidence d'écrivains. Certain(e)s résident(e)s ont choisi d'écrire sur Vézelay, perpétuant ainsi sa réputation littéraire : Maria Maïlat (Silences en Bourgogne, 2004), Olympia Alberti (Là où la lumière chute, et quelques arbres, 2007), Léo Divendal (Suite vézelienne, 2009), etc.

Voir la video produite à l'occasion des 10 ans de sa disparition.

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