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Les Amis de Vézelay - Bulletin de l'association

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Extrait : Bataille lecteur de Nietzsche

DÉBAT

L'aigle et la taupe : Bataille lecteur de Nietzsche


nietscheGeorges Bataille, dont Vézelay célébrait cet été le cinquantième anniversaire de la mort, s'est insurgé dès les années 30 contre la lecture qu'en faisaient les intellectuels d'extrême droite, dans le sillage de la soeur de l'auteur du Gai Savoir. Un même fond anarchisant, note aussi Jean Lacoste, rapproche les deux auteurs dont les oeuvres, complexes, méritent une lecture attentive et méfiante à l'égard de tout a priori.

Jean Lacoste : Le nietzschéisme d'extrême droite, dans les  années trente, est une réalité : Thierry Maulnier, dans son essai sur Nietzsche de 1933, écrit :"Il faut rendre le goût du sang à la philosophie"  Quant à Drieu La Rochelle, il célèbre Nietzsche, contre Marx, dans Je suis partout du 3 mars 1939. Bataille, qui assume son « insistance » à se réclamer de Nietzsche dans la lettre à Caillois du 20 juillet 1939 qui marque  fin du Collège de sociologie, a joué un rôle essentiel dans la possibilité en France d'une lecture de gauche, d'extrême gauche, du philosophe, en offrant à ce dernier, au prix de certains malentendus, "une réparation"  argumentée.

Nietzsche est ainsi une référence majeure de Bataille, depuis le premier numéro de la revue Acéphale (juin 1936) jusqu'aux           « exercices spirituels » de Sur Nietzsche (été 1944).

Mais le jeune et pieux Bataille, l'auteur catholique de Notre-Dame de Rheims[sic], avait lu Nietzsche dès 1922-1923,et y avait finalement trouvé, après des résistances, « toute [sa] pensée... admirablement exprimée » – la mort de Dieu. Et cette première découverte bouleversante avait été confortée par la rencontre du philosophe russe Léon Chestov, Bataille collaborant en 1923 à la traduction de son livre.... 

 

Suite de cet article dans le bulletin des Amis deVézelay n° 72-73.

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Extrait de Bataille Balthus, Bulletin n°71

De l'érotisme de l'un à l'érotisme de l'autre

 

Extrait de L'article de Christian Limousin Bataille Balthus

autoportrait de BalthusL'univers des toiles de Balthus est peuplé de très jeunes filles perdues dans leurs pensées et lascives. Le peintre soulève leur courte jupe et dirige notre regard vers leur petite culotte. Parfois, entièrement nues et plus dodues, elles se aractérisent par une absence de pilosité, une poitrine naissante et un visage aux traits quasi adultes.

Il émane de ces énigmatiques écolières un érotisme d'autant plus fort qu'elles ne semblent nullement avoir conscience du trouble qu'elles provoquent. Le peintre semble un chat  guettant infiniment sa proie. Parfois, le peintre pratique la métaphore comme celle de la défloration dans Les Beaux jours (1945-1946) qui montre une fillette dans un fauteuil tandis qu'un homme mûr attise un feu dans la cheminée.

Pierre Jean Jouve termine ainsi sa description du tableau : « Et à l'intérieur d'une chambre [...], une fille fait allumer le premier feu, sa jambe ouvrant hardiment sa robe.  


Suite de l'article dans notre Numéro 71

 

 

 

 

 

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Vauban, Démographe visionnaire, bulletin 71

Vauban, démographe visionnaire

Extrait de la publication de l'exposé de Michèle Virol sur Vauban démographe, dont la première partie est parue dans le billetin n°70.

Estimer la population de la France : les étonnants calculs de l'ingénieur

Portrait deVaubanVauban rassemble les résultats de tous les recensements partiels connus pour obtenir une approche de la population totale de la France : dénombrements émanant de sources écclésiastiques, des intendances ou des ingénieurs. Il tire de toutes ces données un tableau que l'on trouve dans la Dîme royale, dès la version manuscrite de 1700. Il obtient ainsi une estimation de la population du royaume de 19 094 146 habitants, soit un peu moins que ce que les historiens ont retenu (Pierre Goubert, 20 millions, Jacques Dupâquier un peu moins de 21 millions)

1. De plus, pour les villes de Nice, Marseille et Paris, Vauban compare les dénombrements existants avec ses propres estimations fondées sur la consommation de blé. La consommation annuelle à Marseille est ainsi estimée à deux setiers et demi (292,5 kg) de blé par personne (soit une ration quotidienne de 800 g quand on a retiré un cinquième pour les rongeurs), ce qui le conduit à affirmer que Marseille compte entre 78 375 et 90 000 personnes (les historiens pour les années antérieures à 1720 retiennent 75 000 habitants [Roger Chartier, Histoire de la France urbaine, p. 297]).

 

 

Suite de l'Article à Lire dans le bulletin des Amis de Vézelay n°71

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Quand le diable se cache dans le détail

Quand le diable se cache dans le détail, ou l'érosion discrète de la protection de l'État

 

image1Interview d'Olivier Curt, architecte des Bâtiments de France du département de l'Yonne, par Antoine Bosshard.

Depuis quelque temps déjà, on constate que plusieurs mesures importantes ont été prises par le gouvernement, (d'autres doivent encore faire l'objet d'un décret) qui modifient nettement le mode de fonctionnement de la protection du patrimoine : telle la suppression, dans les futures AVAP, de l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France au profit de l'avis dit « simple », purement consultatif, avec la substitution des Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) aux Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), sans parler de l'assouplissement des règles de l'urbanisme. Est-ce que l'État n'est pas en train de se défaire, en partie, de son rôle de protecteur du  atrimoine en faveur d'acteurs plus imprévisibles : autorités locales, architectes et promoteurs immobiliers ?

 – Je ne peux évidemment pas répondre à la place du pouvoir politique ! Pour l'anecdote, je vous signale que l'abandon du terme ZPPAUP remonte à la visite à Vézelay, il y a deux ans, du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Si la définition du secteur sauvegardé est extrêmement précise, sa mise en place est extrêmement complexe, jusqu'au détail de l'immeuble près. En revanche, avec les ZPPAUP, on protège un ensemble urbain, mais on peut faire preuve de plus d'ouverture dans les règles d'urbanisme : il s'agit d'un ensemble qui peut être protégé, mais peut aussi évoluer. M. Mitterrand est revenu – ce sont ses propres termes – « ébloui et enchanté de Vézelay ». Hélas, le fonctionnaire auquel le ministre s'est dressé pour changer de sigle, n'a rien trouvé de mieux que AVAP, qui ne sera pas plus facile à vendre que ZPPAUP auprès des élus ! À ce jour, le décret est imminent, et cela nous bloque dans notre travail. J'attends que nous puissions transformer les ZPPAUP en AVAP. Entretemps, les délais courent, puisque la loi prévoit qu'en 2015, les ZPPAUP n'existeront plus. Or les communes doivent passer d'une réglementation à l'autre, ce qui n'est pas toujours évident !

– Comment vivez-vous cela ?

 .......

Suite de l'article dans notre Numéro 71

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Bulletin N°70 été 2011

N70BulletinAVR-1  
Sommaire complet

Encore un peu de niaque !

Petit à petit, le plan de réhabili­tation pour le renouveau de Vézelay se met en place, dans un curieux climat de « ne pas y toucher », « de ne pas trop en parler », sans évoquer doutes et scepticisme. A croire décidément que ce plan de réhabilitation, aujourd'hui, est politiquement incorrect

Une campagne électorale pour les cantonales sans un mot sur le grand Plan ; des communications de la municipalité fort discrètes sur le sujet; pas de document sur le para­digme vézelien, pourtant réclamé en son temps par le préfet Lelarge (ou alors, il est bien caché) ; déclaration pleine de réserve des présidents de région et de département, notamment (ou essentiellement) sur les aspects financiers de l'opération.

Et pourtant ce qui était annoncé dès la visite du président Sarkozy, fin septembre 2010, avance et se met en place, dans une ligne identique aux premières perspectives, et presque sans surprise.

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Lieu : cité de la Voix Présentation par Nicolas Bucher, Directeur

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