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Les Amis de Vézelay - Archives

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Les logements d'artistes rue de la Porte Neuve

Les logements d'artistes rue de la Porte Neuve

images_1Jean Badovici achète d'abord deux premières parcelles en 1927, puis il complètera son acquisition en 1932 par une autre maison mitoyenne.

Son but est de les transformer en logements pour artistes. Sans doute a-t-il en tête la vie en communauté, qu'il a peut-être expérimentée, au Monte Verita, près d'Ascona, sur les rives du lac Majeur, dans le Tessin, où une colonie d'artistes s'est installée dès la fin du XIXème siècle, et y vit selon les principes végétariens, naturels, naturistes, en communion avec la nature, dans un rejet du monde industrialisé. Un mode de vie « alternatif », pourrait-on dire aujourd'hui.

 

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La maison rue de l'Argenterie

La maison rue de l'Argenterie :


maison_badoviciC'est la maison de Jean Badovici. Il en a été propriétaire de 1927 à sa mort en 1956, et y a beaucoup habité dans les années 30 et 40, divers témoignages l'attestent.

Il s'agit en fait de deux petites masures accolées, presque coincées entre les bâtiments voisins. Badovici les achète les en 1927 (avec, peut-être l'aide financière d'Eileen Gray) et les réunit pour n'en faire qu'une, d'une surface au sol d'environ 40 m². Nous sommes dans la petite échelle. Ayant peu de moyen, Badovici jetait son dévolu sur d'étroites maisons paysannes, de vignerons, d'ouvriers agricoles, qui ne devaient pas valoir bien cher à l'époque. De cette partie de la rue de l'Argenterie, la vue est magnifique, elle porte au loin, au Nord-Ouest, notamment sur une vigne dont il s'occupait, dit-on, située sur le versant en face. Ce projet est un projet à 4 mains : des plans de la main de « Bado » et d'autres de la main d'E. Gray ont été retrouvés : les concepteurs s'attachent d'abord à la façade.

Apparemment Badovici a tout d'abord envisagé des modifications radicales : surélever l'élévation sur rue de façon importante en ajoutant deux étages supplémentaires à l'aide d'une ossature ajoutée au-dessus des vieux murs de pierre. La différence entre ancien et nouveau devait être effacée. La maison aurait eu un air de ressemblance avec les projets de Le Corbusier et de toute l'avant-garde de l'époque : fenêtres en bandeau, contraste entres surfaces pleines lisses et surfaces vitrées importantes, le tout obéissant à des tracés régulateurs comme le montrent ces dessins issus des archives d'Eileen Gray. Il faut rappeler que dans les années 30, le fameux « nombre d'or » est « redécouvert », remis à la mode, par un livre de Matila Ghyka, diplomate et ingénieur, poète, romancier (c'était un prince roumain) qui est d'ailleurs venu à Vézelay, dans le sillage de Badovici.

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La maison Renaudin

La maison Renaudin

badi_et_graySituée au bout de la rue du Crot, elle est appelée parfois aussi la « Maison de la Tour Rouge ». Achetée en 1926 par Mme Battachon, pour le peintre fresquiste Yves Renaudin, elle est constituée de plusieurs petites maisons que des acquisitions successives vont permettre de transformer en une seule demeure-atelier. Il s'agit de la première commande de l'Architecte Badovici à Vézelay, c'est donc grâce à ce client qu'il arrive dans le village en 1926. Les travaux principaux durent jusqu'à 1932 ; on dispose de trois croquis de la main d'Eileen Gray, et d'une abondante correspondance entre Badovici et le maçon Papillon, qui fut chargé des travaux. Il habitait d'ailleurs non loin d'ici, dans une maison voisine. Il semblerait que Renaudin, donc le client lui-même, ait supervisé les travaux. D'ailleurs ce fut aussi le cas pour la propre maison de Badovici que nous allons étudier plus loin.

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La Porte Neuve comme palimpseste

 de Philippe Dangles et Nicolas Faucherre

La perspective d'une nouvelle campagne de restauration de la porte Neuve de Vézelay, ouvrage le plus emblématique de Vézelay après la Madeleine, nous donne l'occasion d'en préciser la chronologie.

1_gn_PhilOuverte dans un décrochement du front nord de l'enceinte urbaine, elle s'inscrit ainsi bien en face du flux montant depuis l'église Saint-Jacques d'Asquins, lieu traditionnel du rassemblement des pèlerins vers Compostelle, et du site champêtre de la Cordelle, où Saint-Bernard a prêché la croisade en 1146. La porte est dite « Neuve » car elle est probablement venue doubler sur ce front nord la grande porte Sainte-Croix, percée sur l'itinéraire le plus direct, mais aussi le plus escarpé, entre la Madeleine et la Cordelle. Ce dédoublement des accès septentrionaux de la ville perchée — quand bien même la porte principale, dite du Barle, posée au col occidental de la colline, sous la protection de l'église Saint-Etienne, continue d'être la plus fréquentée — est un marqueur probable de l'importance croissante du pèlerinage à la pécheresse repentie au cours des XIIe et XIIIe siècles 2.

On ne sait rien de cette porte avant le second XVIIIe siècle, période durant laquelle la rampe qui la précède fait l'objet de travaux d'entretien incessants ; un abreuvoir (disparu vers 1950) y est creusé, les vantaux en sont vendus en 1800, avant que le corps de garde en soit loué par la ville à un charpentier, puis confié au pâtre communal, tandis que la grosse tour sert de latrine3. En 1875, le conseil municipal, constatant que « la porte Neuve se présente toute entière aux touristes avec les deux grosses tours écornées par les boulets », en obtient le classement au titre des monuments historiques4. Après tergiversation de la mairie écrasée par la charge de la restauration qui lui incombe, d'importants travaux vont être réalisés, suite à un premier projet en 1888 de l'architecte Bœswilwald, à partir de 1904 par les architectes Louzier, Nanousky et Vertu : reprise des parements bossagés et étanchéité des couronnements. Depuis 1932, après avoir servi d'asile de nuit pour les vagabonds, la porte reçoit des expositions temporaires et sert de local associatif. 1971 voit le déblaiement de 420 m3 de gravats dans la galerie d'escarpe de la porte, par des équipes de jeunes Concordia sous la houlette de l'entreprenant abbé Bernard Lacroix.

tour_porteneuveLa porte telle qu'elle apparaît aujourd'hui se présente dans son état final, qui constitue la troisième phase de construction : un passage de 2,20 m de large, à trois séries de vantaux et deux herses, flanqué par deux tours bossagées percées d'embrasures à la française, de respectivement 11 et 5 m de diamètre, le tout ceint de consoles de mâchicoulis. Cette porterie du début du XVIe siècle est venue sertir deux phases antérieures, que nous étudierons successivement : le grand arc absorbé de la porte médiévale, associé à une courtine de grand appareil, d'une part, une galerie d'escarpe de 50 m de long doublant cette courtine et offrant des feux de revers sur le seuil, d'autre part.

 

Voici les  3 phases de construction.

Phase 1, une porte processionnelle romane. cliquer  ici

Phase 2, une galerie témoin des luttes franco-bourguignonnes cliquer ici

Phase 3, la porte des années 1510,  cliquer ici

 

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Porte Neuve, Phase 1 de construction

Phase 1, une porte processionnelle romane.

4_Porte_neuve_copieLa construction primitive est caractérisée par l'emploi d'un moyen appareil calcaire à alternance irrégulière d'assises rectangulaires de 18 à 45 cm de haut. Elle est attestée par une courtine de grand appareil qui sert de mur de fond à la galerie d'escarpe et par la subsistance des deux massifs latéraux de la porte absorbés dans les tours actuelles (figure 3). La courtine est directement posée sur la roche calcaire qui n'a par endroit pas été finie de déroqueter ou qui a été remplacée par une reprise en sous-œuvre, suggérant une berme à la base de l'escarpe. A 8 m en avant de la porte, un mur fossile d'1 m de large, lié à la courtine mais désaxé par rapport à la façade de la porte, traverse la galerie dans le parement de laquelle il a été bûché ; la présence d'un trou carré apparaissant dans la coupe et pouvant correspondre à la coulisse d'une barre de blocage d'un vantail suggère qu'il s'agirait d'un avant-mur couvrant la porte non fossoyée.

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Conférence de Philippe Beyney
Vézelay et Saint-père : deux façades, deux véritables vitrines d'une même abbaye au XIIIe siècle. Lieu : Salle des fêtes de...
Conférence de Jean-Baptiste Auberger
La Cordelle et Vézelay Lieu : Couvent de la Cordelle de Vézelay
Assemblée générale de l'Association
Lieu : salle des fêtes de Saint-Père
Visite des forges de Buffon
En collaboration avec L'association-Fondation Christian et Yvonne Zervos et avec une conférence de Luc-Régis Gilbert

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