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Les Amis de Vézelay - Vézelay et le vézelien

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Meurgers et cabanes d'Asquins

Les Cabanes d'Asquins de Guy Gourlet.

Article paru dans vent du Morvan n° 28.


Baracou dans le Larzac, oustalet dans les Cévennes, pailler en Corse, cabote dans les Bouches du Rhône, à Asquins, ce petit patrimoine lithique est tout simplement appelé cabane ou cabane de vigneron.

cabane_1Éparpillées sur les collines bien exposées qui dominent la vallée de la Cure, elles nous racontent à leur façon l'histoire du village. Leurs histoires, elles sont étroitement liées tant la vigne et ses cabanes ont été le quotidien des Asquinois. Au 17e siècle, la vigne couvrait 700 hectares qui devaient participer à nourrir les 900 habitants du village.

Il faut savoir qu'à cette époque, les meilleures étaient possédées par nos seigneurs et maîtres, les

chanoines de Vézelay. Les villageois ne disposaient que de terres pauvres, très pentues, jonchées de

pierres, tout juste bonnes à la culture du seigle et du sarrasin. L'abbé Barthélemy Grognot qui fut curé de la paroisse de 1740 à l791, sortit ses paroissiens de la misère en introduisant la culture du cerisier qui, greffés sur un sauvageon «sainte Lucie» donnait de bons résultats.

A partir du mois de mai, les cerises étaient transportées en voitures à âne et vendues dans le Haut

cabane_5Nivernais, région où le cerisier s'accommode mal du climat rigoureux et des gelées matinales printanières.Jusqu'à la fin du 19e siècle, cerisiers et vigne prospérèrent mais, vers les années 1890, le phylloxera donna à cette dernière, un coup d'arrêt dont elle ne se remettra que difficilement et tardivement.

Après l'insecte ravageur venu des Etats-unis d'Amérique, il vint s'ajouter une nouvelle catastrophe, la guerre de l4-18. Vingt sept n'en revinrent pas. Dans les mêmes moments, une partie des forces

vives du pays partit louer ses bras en banlieue parisienne pendant la bonne saison, le travail y était

plus abondant et mieux rémunéré. Certains y fondèrent une famille et ne revinrent qu'occasionnellement dans leur pays natal. Aujourd'hui, Asquins, c'est un peu plus de 300 habitants et une quarantaine d'hectares de vigne mais, le futur est plein de d'espoir, la population est très jeune, en constante augmentation et le vignoble en plein essor.

cabane2Nous avons vu dans ce long préambule que l'histoire des cabanes est étroitement liée au contexte historique, à l'importance de la population et à la nature des sols; Ces sols, du bathonien moyen inférieur ont nécessité un travail d'épierrement afin de les rendre cultivables. Il aura fallu des siècles d'un travail harassant pour arracher les pierres aux collines et en faire une utilisation rationnelle en construisant des cabanes, des meurgers, (empilements de pierres appareillées ou non) des clos et des enclos.

Les cabanes, c'est Pierre Haasé (professeur agrégé d'université) qui en parle le mieux. Dans les années 1970 à 80, il en a fait une étude très approfondie et les a classées en 3 types et 6 sous types.

cabane3Voyons d'abord les plus anciennes (photo ci-dessus). Elles sont de petites dimensions, généralement circulaires, ne comportent qu'un mobilier sommaire, une banquette faite de quelques pierres plates posées sur des moellons ou d'une pierre en saillie du mur faisant fonction de siège. L'étroitesse de la cellule ne permettant l'implantation d'une cheminée, le feu est fait au centre de la cabane et la fumée s'échappe par l'ouverture laissée par la dalle sommitale après son déplacement. La capacité d'accueil y est réduite, 2 personnes assises ou accroupies. Un peu plus tard, autour des années 1850, apparaît le 2e type de cabane : plus vaste, à plan intérieur carré ou rectangulaire, il dispose d'un mobilier un peu plus important. Une cheminée prend place dans un angle de l'abri ou dans l'épaisseur d'un mur, dans ce cas , un conduit est aménagé pour évacuer la fumée à l'extérieur. Il y a également une banquette faite d'une pièce de bois posée sur de gros moellons ou, un affleurement rocheux est grossièrement taillé et fait fonction d'assise. Une ou plusieurs niches sont aménagées à environ un mètre du sol, leur hauteur est pratiquement toujours la même : 35 cm, la hauteur de la bouteille de bourgogne ! Cette niche pouvait aussi recevoir la corne de vache renfermant le sel et le poivre .

cabane4Les points communs entre ces deux types de constructions sont assez nombreux:le matériau utilisé, la pierre, l'absence de liant, la couverture en laves, l'épaisseur des murs, 0,50 m et la nature des linteaux soit en bois de chêne ou de châtaignier soit monolithique, soit mixte, pierre à l'extérieur, bois à l'intérieur. Elles peuvent avoir été construites dans un meurger ou, à l'extrémité de celui-ci et posséder un couloir la protégeant du vent. Quelques unes sont isolées et dans ce cas être couvertes par une toiture à une ou deux pentes faite de laves posées sur des solives et des voliges en chêne.

Enfin, le dernier type, les grangettes, très utilisées en Beaujolais, chez les Beaunois et les Nuisons.

cabane6Apparues au début du 20e siècle, leurs toitures à deux pentes fut initialement couvertes en tuiles de Bourgogne qui furent remplacées par des tuiles «mécaniques» .Des gouttières recueillaient l'eau de pluie qui était acheminée dans une citerne creusée sous la cabane. Toutes ces constructions étaient utilisées en abri temporaire et en resserre à outils. Quelques particularités : au lieu-dit «Brulegoix», près de l'arbre remarquable, un dôme herbeux et moussu indique la présence d'une construction très originale. Une pente rapide permet d'accéder dans cet abri souterrain avec cheminée. Au climat de Marnet, le bâtisseur a installé un renvoi charge rectangulaire afin de soulager le linteau d'une partie de la charge de la voûte.

D'autres ont fit preuve d'imagination en aménageant un boyau de deux mètres fermé à son accès par un moellon carré. Cette cache était suffisamment importante pour y dissimuler un fusil, des cartouches, et le lièvre qui se serait imprudemment à venir grignoter quelques jeunes pousses de vigne

La 135e cabane a été découverte à Pâques 2007, elle a bien résisté aux outrages du temps, si rien ne vient la perturber, elle sera encore là dans un siècle. Elle met un point final aux recherches effectuées sur la commune. Combien étaient elles il y a un siècle ?

cabane8Sans doute plus de 150. La côte de Liard, autrefois plantée en vigne, a été passée au bulldozer ,deux meurgers ont été ratiboisés, et avec eux, combien de cabanes ont servi à remblayer les chemins ? Au lieudit Pissevin, des pierres de cabanes ont été utilisées pour construire, pendant la période d'occupation, un fort occupé par les Allemands. Pendant cette même période, deux cabanes abritèrent et dissimulèrent un homme , «le noir», qui subsista en mangeant des fruits sauvages et la nourriture amenée par les gens du village. Et puis un jour, il s'en alla...

Depuis 2004, l'association «Cabanes, meurgers et murets du Vézelien» a fait l'inventaire et cartographié à l'aide du GPS, les 200 cabanes des 4 villages du vignoble. Une quinzaine ont été réparées, consolidées. Des linteaux, point faible de ces constructions, ont été remplaçés ou renforcés.

Un DVD a été gravé, les 80 plus belles cabanes du Vézelien y figurent. L'association a participé avec Georges Rousseau à la reconstruction de sa cabane de la «Tournelle». Très bien exposée en haut d'une vigne, offrant un point de vue exceptionnel sur la vallée de la Cure et les villages d' Asquins et de Vézelay, elle est devenue un lieu de visite pour les randonneurs. Le soir, ses pierres blondes nous renvoient la réverbération d'un ultime rayon du soleil couchant aussi furtif qu'un clin d'œil ou un signe de la main.

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La Croix de la Cordelle

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La nouvelle Croix de la Cordelle.

Du nouveau à la Cordelle, où comme chacun sait, Saint Bernard, en 1146 prêcha la seconde croisade voir notre article dans ce numéro.

Samedi  16 mars 2013, la croix de sapin malade a été remplacée, mais cette fois-ci  nous avons une croix de  600 kg en chêne. Légèrement plus haute ; plus lourde elle est prévue pour durer, voilà 21 ans que la croix en sapin avait été plantée. En  effet le  4 mai 1991, 40 élèves d'Isère procédèrent à l'érection d'une nouvelle croix à la Cordelle croix de sapin , celle-ci a vécue. Et fut arrachée difficilement ce 16 mars , La croix de 1991 fut diablement difficile à retirer mais en fin de journée l'équipe présente pour ériger la nouvelle croix arrivait au bout de ses peines. Plus haute, plus lourde 600kgs de chêne, la nouvelle croix ( celle de 2013 ) est elle faite pour durer un siècle ?

Un peu d'histoire....

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